En remerciements, Bruno, le fils d’Alix un ami musicien, m’a offert un vieux Sax en Ut, un C melody. Il fallait le remettre en état (merci Giovanni). Et comme c’est un saxophone dont la taille est entre le ténor et l’alto, il fallait faire une boite, qu’à cela ne tienne… c’est la troisième de la famille après celle du saxo baryton et du saxo basse.
J’ai d’abord fait un gabarit en papier pour définir la taille de la boite, puis j’ai découpé et sculpté un bloc de mousse qui restait des réalisations précédentes.
La mousse est facile à travailler à la scie à bois, à la rape, au papier de verre…
Puis vient l’étape de la stratification avec de la résine polyester que j’ai prise au fabricant de piscine du village, et du mat et du tissu de verre qui restaient des travaux précédents.
Les tissus de verre sont taillés à l’avance, et la résine est préparée au fur et à mesure pour chaque couche de tissu. J’ai mis 3 couches, du mat, du tissu de verre épais, du tissu de verre fin. J’ai stratifié d’abord le dessus, et les tissus couvrent aussi les cotés, de manière à ce que lors de la stratification du dessous, il y ait encore des tissus sur les cotés et donc le double de couches sur le coté.
Les tissus étaient malgé tout un peu longs e j’ai eu des bavures sur le dessous.
Avec cette manière de faire, on n’a pas de moule à l’extérieur et la surface extérieure n’est pas parfaite, il y a des bosses et des vagues.
Pour obtenir un bon aspect de surface, il faut poncer, mastiquer, reponcer, poser de l’appret, mastiquer, reponcer ….
Puis j’ai peint avec une peinture grise mate imitation pierre un peu granuleuse pour cacher les défauts.
Puis j’ai tracé la découpe des 2 moitiés et découpé à la meuleuse.
Puis j’ai emmailloté le saxo de plastique pour le protéger pendant que je le présentais sur la première moitié.
La mousse se creuse très facilement avec une cuillère en métal, des rapes, des ciseaux à bois.
Puis vient le montage des charnières, joint de finition, verrous, anneaux pour les poignées, sangle de retenue…
Pour maintenir le bocal en position, de manière douce, j’ai fixé un bouchon de liège au fond du logement du bocal.
Pour bien positionner les anneaux de la poignée j’ai cherché le centre de gravite de la boite (avec le saxo). Comme sur mes autres boites, j’ai fixé un anneau sur chaque moitié de boite, de manière à ce que si on oublie de fermer les verrous le saxo ne tombe pas. J’ai assisté deux fois à ce désastre! J’ai fait une sangle en corde tressée avec des mousquetons, je pourrai la changer.
Comme sur les autres boites j’ai monté un joint caoutchouc en U sur le chant pour finir et aussi pour faire une étanchéité relative. Comme les verrous le prennent en sandwich je l’ai collé avant et j’avais dégagé la mousse sur la largeur de collage du joint. J’avais pris en compte l’épaisseur des joints pour le montage des charnieres avec des morceaux de joint.
Pour que le contact avec le saxo soit plus doux, j’ai mis une mousse souple de matelas, recoupée à la dimension et en épaisseur. Je l’ai d’abord présentée avec le saxo pour m’assurer qu’il y avait assez de place, puis je l’ai collée à la colle néoprène.
Puis j’ai collé le tissu ‘moumoute’. C’est une chute de la boite de saxo basse, mais j’ai quand même du faire une couture (je l’avais gardée depuis tout ce temps….rien ne se perd…). J’ai d’abord coupé le tissu à la forme en laissant du mou puis je l’ai collé sur les bords et laissé libre au milieu pour lui permettre de plisser et ne pas se tendre.
Le saxo est dans un petit cocon. Bon je dois avouer que c’est un peu sous pression (et ça sent fort la colle néoprène) mais cela ferme avec un effort qui me parait raisonnable et qui ne va rien tordre.
Comme la peinture avait un peu souffert dans l’atelier, j’ai fait une retouche de peinture en protégeant bien les différentes pièces et joints.
Et voilà la boite la boite est finie, elle pèse presque 3 kg.